Se mettre à nu a été pour elle une vraie thérapie « Au début de la séance, je me sentais mal à l’aise confie Elodie.
Alors je me suis glissée dans la peau d’un personnage.
J’ai joué avec l’objectif et j’ai oublié que j’étais dénudée »
C’est l’histoire d’une jolie métamorphose.
On l’avait connu complexée, timide, tourmentée.
On la découvre sereine, bavarde, joyeuse.
Depuis sa victoire, Elodie Frégé est devenue plus sure d’elle, plus séductrice.
Alors, quand on lui a demandé de se dénuder, elle a hésité ! Puis elle a dit banco. Le défi lui plaisait, comme pour se prouver qu’elle avait changé.
Le jour de la séance, au bord de la Méditerranée, entourée de proches, elle nous a surpris.
La sirène a joué le jeu avec une simplicité déconcertante.
Qu’est-ce qui vous a poussée à poser nue ?
A l’adolescence, j’ai eu de nombreux problème avec mon corps…. J’étais anorexique. Je commence juste à me sentir bien dans ma peau. Mes blessures se cicatrisent. D’avoir fait ses photos, c’est comme une thérapie.
C’est vrai qu’aujourd’hui, vous avez l’air plus heureuse ?
Je vais, en effet, beaucoup mieux. Je suis plus mature et je me sens moins étrangère à moi-même. Je suis en train de me retrouver… Et puis, je m’épanouis sur la tournée.
Vous semblez avoir de plus en plus conscience de votre féminité…
Oui, je suis une femme et non une jeune fille. J’aime me faire belle, être sensuelle. Il y a tellement de femmes qui ne font pas attention à leur aspect extérieur. Je n’ai pas du tout envie de leur ressembler.
Sur cette séance, on vous découvre aussi très sensuelle. Avez-vous la sensation de le devenir ?
Depuis ma sortie du château, j’ai le sentiment d’être plus sexy. Je m’achète de la lingerie, pleins d’ensembles et j’ai envie qu’on les voie. Edouard, lui, n’aime trop ça !
Il est jaloux ?
On va dire qu’il n’aime pas trop que les autres garçons me regardent.
Quelle est, pour vous, la femme la plus sensuelle ?
Marilyn Monroe ! Elle faisait rêver les hommes. Elle était féline. Parfois, je me sens comme ça.
Dans la vie, j’ai besoin de me surpasser
« Aujourd’hui, je ris plus souvent et surtout je pleure moins avoue-t-elle ! Quand quelque chose me tracasse, je le dis tout de suite ».
A 22 ans, Elodie veut maîtriser sa vie. L’avenir ? J’ai envie d’enregistrer un deuxième disque, d’écrire pour d’autres artistes.
Le reste, les enfants, le mariage, ce sera pour plus tard…
Comment faites-vous pour séduire un homme ?
Je me sers de mon regard. Mais quand un homme me plaît, je sis plutôt genre maladroite, à la Pierre Richard : je trébuche au lieu d’avoir un déhanché suggestif… Avec les mecs, je ne suis pas très sûre de moi.
Etes-vous pudique ?
Je ne le suis pas avec mes amis et les gens que je ne connais pas. En revanche, avec ma famille, c’est une horreur ! Je ne supporte pas que mes frères et sœurs me voient nue. J’ai toujours été comme ça… C’est comme dire je t’aime. Je le dis souvent à mes amis, aux gens de la Star Ac, mais j’ai plus de difficulté à le dire à ma famille. J’ai plus de retenue.
Voila bientôt un an, vous intégriez la Star Ac, quel bilan dressez-vous au bout de douze mois ?
J’ai vécu un truc de fou. Jamais je n’ai pensé pouvoir gagner. J’ai toujours douté et j’avais peur. Je me suis rendu compte que ces deux émotions me faisaient avancer. Dans la vie, j’ai besoin de me surpasser.
Votre album s’est vendu à 300 000 exemplaires, soit moins que ceux de Jenifer et de Nolwenn. Comment l’avez-vous ressenti ?
Je ne suis ni déçue, ni surprise, je savais que le gagnant de la Star Ac 3 vendrait moins que les précédents. Et puis, j’ai conscience qu’il y a un phénomène d’érosion autour de la Star Ac. Je suis quand même contente d’avoir vendu pas mal d’exemplaires de cet album dans un marché du disque, rappelons-le en crise.
Comment se passe la tournée ?
Dans l’ensemble, très bien. Certes, il y a des moments où je n’en peux plus, où j’ai envie d’être seule. Vous savez, on est toujours les uns sur les autres comme dans le château. On ne peut guère s’évader… Tous les jours, je suis à l’hôtel et je trouve ça horrible car je n’arrive pas à avoir des repères.
Après la tournée, où voulez-vous vous installer ?
J’ai envie d’acheter un appartement à Paris ou dans la proche banlieue.
Pour vivre avec Edouard ?
Je ne sais pas encore. Toujours est-il que j’aurais besoin de moments de solitude.
Avec votre petit ami, vous vivez un amour passionnel, très « je t’aime moi non plus »…
On a les mêmes caractères. Alors, entre nous, c’est tout ou rien. Un jour, on s’aime et c’est fusionnel ; un autre, on se quitte… sans vraiment se séparer. C’est assez douloureux à vivre, je suis heureuse et malheureuse.
Arrivez-vous à vous projeter dans l’avenir avec Edouard ?
En amour, je ne dis jamais toujours. Je suis défaitiste. Je ne crois pas en l’amour éternel ni aux couples qui ne se mentent pas ou ne se trompent pas. Donc je n’essaie pas de penser à l’avenir, sinon je me fais du mal.
Au fait, avez-vous partagé le million d’euros que vous avez gagné avec Michal ?
Oui, j’ai respecté ma parole. Le reste, je l’ai bloqué sur des comptes bancaires. J’ai les pieds sur terre.
Fin août, la tournée s’arrête, la Star Ac 4 débute. N’avez-vous pas peur de ce moment là ?
J’ai une petite appréhension. Mais en même temps, j’ai tellement de projets, d’envies d’écriture. Et puis je vais enfin avoir du temps pour moi.
Elodie : "Je fais semblant d'être bien dans ma peau"
Ne l'appelez plus simplement Elodie. C'est sous le nom d'Elodie Frégé que la gagnante de Star Ac' 3 sort son premier album. Si la belle blonde n'a pas à rougir de cet opus, sa fragilité risque de lui porter préjudice.
TELE STAR : Avec ce premier album, vous êtes attendue au tournant. Ça va vraiment ressembler à du Lara Fabian comme vous le souhaitiez au château ?
ELODIE : Finalement ça n'a rien à voir. A part la chanson écrite par Rick Allison. En fait ce que je voulais, c'était toucher les gens avec mes chansons comme Lara sait le faire. Dans cet album j'aime tout, à part peut-être trois titres qui me plaisent un peu moins.
TELE STAR : Jérémy Chatelain et Emma Daumas prétendent que le fait de ne pas avoir remporté Star Ac' 2 leur a permis de sortir des disques qui leur ressemblent vraiment. Et vous, votre statut de gagnante ne vous a-t-il pas obligée à faire des concessions artistiques ?
ELODIE : Quand j'étais au château, je pensais la même chose. Mais il se trouve que c'est complètement faux. Mon directeur artistique a accepté deux de mes textes et une de mes compositions. Je n'en revenais pas moi-même ! Surtout que ni Jenifer ni Nolwenn n'ont pu le faire pour leur premier album.
TELE STAR : Vous allez jouer sur le même terrain qu'elles ?
ELODIE : J'ai le côté pétillant de Jenifer et l'aspect super mélancolique de Nolwenn. Je me sentais d'ailleurs assez proche d'elle quand je regardais l'émission l'an dernier.
TELE STAR : Les autres star académyciens vont tous sortir un single en même temps que vous (voir encadré). Vous n'avez pas peur d'être noyée dans la masse ?
ELODIE : C'est un peu obligé… J'espère juste que les gens vont se souvenir que c'est moi qui ai gagné Star Ac' cette année. (Elle sourit.)
TELE STAR : Pourtant, beaucoup disent encore que Sofia méritait plus que vous de gagner ?
ELODIE : J'y pense tout le temps. Quand je l'entends chanter, ça me fait mal. C'est elle qui devait aller en finale. Sur la tournée, je me rends compte que je suis plus présente sur scène alors que Sofia chante et danse mieux que moi. J'ai du mal à assumer ma victoire. Mais je ne veux pas cracher dans la soupe...
TELE STAR : Avec de tels propos, vous voulez vous griller ou quoi ?
ELODIE : Non, car je suis une battante. Je doute encore, c'est sûr, mais ça va de mieux en mieux. Je sais que, dès que je serai seule sur scène, je me sentirai vraiment bien.
TELE STAR : Vous croyez sincèrement avoir les épaules pour faire carrière ?
ELODIE : Oui, sur le plan professionnel. Mais sur le plan sentimental, dès que ça ne va pas, j'ai tendance à m'effondrer. La fatigue me pose aussi problème... Je suis souvent épuisée physiquement et nerveusement. Enfin, j'ai quand même réussi à tenir quatre mois dans le château...
TELE STAR : On vous sent fragile psychologiquement...
ELODIE : Ma joie de vivre, c'est une façade. Je fais semblant d'être bien dans ma peau alors que ce n'est pas forcément le cas. Mais ça me permet d'aller de l'avant. C'est ma façon de me convaincre que ça peut aller mieux. C'est psychologique ! Dès que je me relâche, je suis mélancolique. Mes proches le savent bien.
TELE STAR : Et dans tout ça, avec Edouard, c'est toujours l'amour fou ?
ELODIE : Oui... (Silence.) On essaie...
TELE STAR : Vous voulez dire que...
ELODIE : On a beaucoup de boulot. C'est dur de nous consacrer à notre vie sentimentale. Mais j'ai quand même le temps de le couvrir de cadeaux. Je viens de lui acheter un appareil photo numérique hors de prix...
TELE STAR : Avez-vous l'impression d'être une star ?
ELODIE : Non, je ne me sens absolument pas star. Sauf dans les yeux des enfants qui me demandent des autographes.
Fabrice Dupreuilh
le premier album de la gagnante de la Star Academy 3 met au jour tous ses secrets
de femme. pour « Ciné-Télé-Revue » elle va loin dans la confidence et révèle ses blessures intimes, au moment où la tournée de la troupe prend son envol.
La gagnante de la troisième édition de la Star Academy a les yeux qui scintillent : son premier album, enregistré en douze jours, fait déjà un tabac. Et ça se comprend : il est remarquable. Les textes sont empreints d'une sincérité et d'une générosité qui reflètent parfaitement la personnalité de la jeune Interprète. Lentement mais sûrement, celle-ci découvre le milieu au sein duquel elle est appelée à s'épanouir. Tandis que la tournée des locataires du château prend son envoi, Elodie Frégé, de passage en Belgique, reçoit « Ciné-Télé-Revue ». Sans fard et sans concession...
- Votre album évoque abondamment l'amour. Vous ne pouvez donc pas vous en passer?
- Oui peut prétendre pouvoir s'en passer? Ce thème est récurrent dans la vie de tous les jours. J'avais besoin de m'exprimer sur ce que j'ai vécu dans ce domaine. En tait, j'évacue. Le prochain CD sera probablement différent.
-C'est à la fois un mélange de mélancolie et de colère, non?
- Oui, mais avec une bonne dose d'ironie. De la colère découle une forme de tristesse. Avoir de la peine en amour me met totalement hors de moi.
- Qu'est-ce qui peut vous faire sortir de vos gonds dans la vie à deux?
-L'infidélité, le mensonge et le manque de respect.
- Des histoires de coeur, vous en avez déjà connu beaucoup?
- Vraiment pas. Ma première grande histoire d'amour a duré trois ans, et cela s'est mal terminé.
- Vous êtes généralement jalouse?
-Oui, un peu. Je suis méfiante, car j'ai été assez trompée.
- Votre album transpire l'incertitude et le doute...
-Ah bon? (Elle réfléchit.) Vous avez raison, je serai toujours un peu incertaine, comme tout être humain normalement constitué. Nous avons tous des doutes que nous parvenons ou non à exprimer. Moi, je ne me cache pas. Dans mon album, c'est clair qu'il y a une certaine fragilité, mais d'un autre côté, il y a des morceaux qui veulent dire: « Stop, j 'arrete là. Je ne fais pas semblant. »
- « Le long d'une joue, une terre suffit parfois à faire taire la vacarme », chantez-vous dans a De l'eau ». Cela signifie-t-il que, dans votre existence, vous avez beaucoup pleuré?
- Pleurer, pour moi, c'est un moyen de me relâcher complètement, de me libérer, d'évacuer le stress et les émotions. Avant d'arriver au château, je n'avais plus pleuré depuis longtemps et je me suis rendu compte que ça faisait énormément de bien. Je ne suis pas extrêmement sûre de moi, mais de là à dire que je suis très fragile... non!
- Et en amour?
- Je suis assez sensible parce que je n'ai pas eu trop de chance jusqu'à présent, mais j'ai rencontré quelqu'un de bien et, forcément je vais moins pleurer.
- « De l'eau », c'est aussi une façon d'évoquer votre voyage au milieu du désert marocain, où il fait aride?
- Au Maroc, nous nous attendions tous à pouvoir bénéficier de vacances et d'un peu de temps libre, mais ce ne fut presque jamais le cas. Ce voyage a été organisé dans le cadre d'une promo et nous avons dû signer des autographes à la pelle. Là où nous ne devions rencontrer que quelques personnes. nous avons presque frôlé l'émeute, tant il y avait du monde. C'était fou! Du coup. nous n'avons pas profité de grand-chose. Ce fut plus une corvée qu'autre chose...
- Vous avez quand même profité de la piscine, où vous vous êtes éclatée en compagnie de Michal et de Lukas. Votre petit ami ne s'est pas montré jaloux?
- Ce n'est pas son genre. Edouard a plutôt tendance à être réservé et calme.
- Malgré le duo avec Michal sur votre album, « Viens jusqu'à moi »?
-Tout le monde s'attendait à ce duo, la maison de disques comme nos condisciples. Nous avions vraiment envie de chanter ensemble. Cette chanson, qui, à l'origine, était en anglais, évoque une amitié très complice. C'est pour cela que nous l'avons choisie.
-Les rumeurs ont pourtant colporté que vous sortiez avec le Polonais...
-C'est faux. Tout le monde sait que je suis amoureuse d'Edouard et que Michal est un ami très proche.
- Avez-vous discuté de tout cela avec Edouard?
- Bien évidemment, comme lorsqu'on a raconté que je le trompais avec Frédéric Lerner. C'est n'importe quoi!
- Bref, Edouard est bel et bien votre oasis...
-Toujours. Ce terme nous résume bien le me ressource auprès de lui.
- Comment faites-vous face aux ragots?
- Eh bien, je ne lis jamais la presse... Ce sont souvent les autres qui m'apprennent ce qui se dit à mon sujet. Au début, cette prétendue idylle avec Frédéric me faisait rire. Mais j'ai vite pris conscience que ces bruits pouvaient faire du mal à la personne que l'on aime et à notre proche entourage. Ça me sidère que l'on puisse inventer des trucs du genre : « Elodie souffre d'une grave maladie! » ou encore que l'on publie une fausse interview de mes parents. Je n'ai encore attaqué aucun journal, mais je pourrais bien le faire après la tournée.
-Dans la chanson « Faire semblant », vous dites : « Je ferai semblant de te sourire, même si j'ai mal à en mourir ». il vous est déjà arrivé de simuler quelque chose?
-Disons qu'il m'est déjà arrivé de faire croire à certaines personnes que j'étais heureuse alors que ce n'était pas le cas. Tout ça pour qu’ elles ne s'inquiètent pas pour moi. En fait, ça n’ allait pas du tout... Ce texte, j'aurais presque pu l'écrire.
-Vous avez déjà eu mal à en mourir?
- Non. jamais. Une chose est certaine: je ne voudrais plus souffrir pour un garçon.
-Vous vous protégez?
-J'ai développé un instinct de protection, c'est vrai.
-Qu'aimeriez-vous changer dans votre vie?
-Franchement, je ne regrette rien. Il n'y a pas un épisode de mon existence pour lequel je me dis: « Si j'avais su... » Tout ce que ai vécu m'a aidée. J'en ai retiré de magnifiques chansons! A 22 ans. J'ai plus de maturité que beaucoup d'autres. Je ne suis pas du genre à regarder dans le rétroviseur.
- Votre couple va-t-il survivre à cette médiatisation?
-Je l'espère, sincèrement. Je n'ai pas envie de connaître un nouvel échec. La presse people est bizarre. Pourquoi veut-elle absolument que je trompe Edouard? Je suis très bien avec lui!
-Vous restez cependant discrets...
- En effet. Nous avons envie d'être les seuls à partager notre amour. Nous n'aurions aucun plaisir à le voir étalé au grand jour.
- Comment Edouard est-il avec vous?
- Il est doux et très gentil, mais je préfére que l’on parle de l’album.
- Justement, votre homme joue de la guitare sur le morceau « Je te dis non ». Du coup , la chanson prend une autre dimention.
-C'est vrai. D'autant plus que j’en ai écrit les paroles en pensant à quelque chose que je garde secret. J'y ai pris beaucoup de plaisir. Ça me ressemble complètement. Et la musique aussi. Tout se tient. La participation d'Edouard décuple évidemment mon bonheur à l'entendre ou à la chanter.
-Pourquoi n'a-t-il bossé que sur un seul de vos titres?
- Il a beaucoup de travail au sein du groupe qu'il a formé avec Romain et Pierre.
-Revenons sous le soleil du Maroc. On avait le sentiment que les academyciens étaient divisés en deux groupes...
-Vraiment? Lesquels?
-D'un côté, Patxi, Morganne et Sofia, et de l'autre, Elodie, Michal et Lukas!
-Non, je ne suis pas d'accord. Je me souviens d'ailleurs d'une soirée passée avec Michal et Patxi. En revanche, j'ai peu vu les filles. Elles étaient fatiguées et ont passé pas mal de temps dans leur chambre. Moi, j'ai été appelée à participer à de nombreuses séances photo et j'étais donc encore moins présente que les autres. Je ne pense pas qu'il y ait eu deux clans... C'est surtout l'organisation générale du voyage qui est en cause.
-Quoi qu'il en soit, le public vous aime. Cet engouement ne suscite pas de jalousies au sein du groupe?
- Non, au contraire. J'ai été énormément aidée par mes « grands frères -, Pierre et Romain. J'ai un contact presque quotidien avec Lukas. Pareil en ce qui concerne Michal et, forcément, Edouard... Ils sont tous là, en fait. Je sens davantage un esprit de groupe et une volonté de réussir ensemble qu'autre chose.
- Vous ne parlez que des garçons. Les filles nourriraient elles un complexe vis-à-vis de vous?
- Non. Nous nous sommes retrouvées pour le lancement de la tournée et le courant passe bien. Il n'y a aucune mesquinerie entre nous. Elles sont contentes de leur single, et tout roule.
- Que répondez-vous aux accusations de Sofia, qui n'hésite pas à crier haut et fort que vous l'avez déçue?
- J'en ai été affectée parce que, sur le moment. je n'ai pas compris pourquoi Finalement, tout s'est expliqué. Il y a eu une erreur de compréhension. Cela s'est passé après notre sortie du château. Dans une Interview. j'avais confié: « Dans ce jeu, on nous juge sur les facettes artistiques et Sofia recèle de nombreux talents, mais il y a aussi le côté humain, qui est très important aux yeux du public. » Je voulais dire que les gens nous regardaient comme si nous faisions partie de leur famille. Sofia a mal interprété mes propos en pensant que je prétendais qu'elle n'était pas humaine. Je ne me serais jamais permis de dire des choses sur son dos. Je suis sûre que ce qui a été montré d'elle lors des rendez-vous quotidiens ne lui correspondait pas totalement. Finalement, ce n'est ni sa faute ni la mienne.
- Durant votre séjour au Maroc, vous avez eu l'occasion de remettre les pendules à l'heure?
- Très franchement, non, car nous ne nous sommes pas parlé! Ce n'est pas que nous ne le voulions pas. mais le programme de chacune était tel qu'il nous était impossible d'être ensemble.
- Néanmoins, vous remerciez tout le monde sur votre album, sauf elle! Seriez-vous rancunière?
-Non, pas du tout. Vous vous trompez complètement. J'ai voulu remercier ceux qui m'ont particulièrement aidée et soutenue. Nous sommes là pour nous épauler. Ils étaient simplement plus proches. Il ne faut rien y voir d'autre.
- L'une de vos chansons évoque le pardon. Vous l'accordez facilement?
- Tout dépend de ce que l'on me demande de pardonner. L'infidélité, jamais! Si un homme m'aime et veut me garder à ses côtés, il se doit de me respecter. J'ai trop cédé avant et regardez ou cela m'a menée.
- « Quand il me manque nous révèle des paroles intéressantes : « Je fais semblant d'être Indifférente ». Vous avez souffert du manque d'amour?
- J'ai une faculté à percevoir si la personne se sent bien avec moi ou pas. Si elle est présente ou pas. J'ai déjà eu cette sensation : la personne est là physiquement, mais son esprit est ailleurs. Je l'ai déjà remarqué chez d'autres couples aussi. Le problème, quand on est amoureux. c'est lorsqu'on se heurte à l'indifférence de l'autre. Ça fait mal.
-Edouard vous manque-t-il?
- Mais il est toujours présent! Si pas physiquement, amoureusement. C'est encore mieux maintenant que nous sommes ensemble pour la tournée.
-Comment êtes-vous face à un homme que vous voulez séduire?
-Très maladroite. J'ai renoncé depuis longtemps à draguer ou à séduire un homme par quelque subterfuge que ce soit. Je ne suis franchement pas faite pour ça. Dés que je me dis: « Je vais faire telle chose et ça va marcher » je me casse les dents. Je crois que le mieux, c'est de rester naturelle.
- Etes-vous du style à vous abandonner rapidement à un homme?
- Je ne peux pas répondre à cette question dans la mesure où plus aucun ne peut me séduire. Je ne suis séduite que par le mien.
- La chanson « Pourtant» nous révèle une blessure profonde: « Je me souviens du tout premier jour. Naïve, j'aspirais au parfait amour. (...) Mon bonheur évanoui, que reste-t-il de mes chimères ? Je hais cet ange noir que tu es ». Avez-vous perdu vos illusions?
- Je parle d'une époque où je ne savais rien. J'avais 16-17 ans. Cette chanson concerne beaucoup de nanas de cet âge qui vivent ce que j'ai vécu, qui sont emportées par les sentiments qu'elles vouent à un type plus vieux. Quand on est trop jeune, on ne parvient pas à gérer cela et on en souffre beaucoup ensuite.
- Votre relation précédente fut vraiment destructrice?
- Elle m'a fait souffrir. mais, au final, elle est plutôt constructive, dans la mesure où j'en ai tiré des leçons et que cela m'a permis de grandir plus vite. Je me suis forgé une carapace. Je suis lucide et méfiante. Plus qu'auparavant.
- Lors de la finale de la Star Ac' 3, vous nous aviez confié être surprise des votes. Désormais, êtes-vous consciente de votre notoriété?
- Oui, bien entendu. Mais ce n'est pas difficile à vivre pour autant. II y a quelques heures, l'ai participé à une émission de radio et beaucoup de fans m'attendaient. Ils étaient très respectueux. C'est souvent le cas en Belgique. Mais je le savais déjà. Je connais un peu votre pays, puisque mon cousin est marié à une ancienne championne de Belgique de lancer de marteau. Pour en revenir à la Star Ac', je pense que chacun d'entre nous a peur des grosses foules, craint les débordements. Mais ce qui est génial, c'est de voir que tous ces gens nous aiment.
-Au château, vous n'avez jamais hésité à vous habiller très sexy. A Cannes, lors de la remise des Music Awards, vous avez également fait une entrée remarquée dans une robe qui laissait voir vos jolies jambes. Aimez-vous ce genre détenue?
- Oui, j'adore ça. Ce qui est classe, sexy, tendu, moulant. Même les décolletés.
- Nous aussi
- (Rires.) Tant mieux! Je ne m'en cache pas, d'ailleurs. C'est presque une seconde nature. Dés que j'ai été en âge de porter des talons, j'en ai mis, pareil en ce qui concerne le maquillage. Je reste très féminine.
- Vous aimez attirer les hommes par votre beauté?
- Non, mais je me fais plaisir. J'ai envie de me faire belle pour moi et pour mon mec. Le problème avec ce métier, c'est qu'il y a toujours une armada de gens autour de nous. C'est un peu gênant.
-Toujours est-il que sur une série de photos disponibles en France dans un petit coffret collector, vous laissez apparaître un bout de sein!
- Non, ce n'est pas possible. Je les ai bien vérifiées et je suis certaine d'avoir fait attention. Si c'est quand même passé, ce n'était pas dans mon intention. II y a des photos vraiment très chouettes, notamment celles où je suis en costard. Mais, pour être féminine. j'ai laissé quelques boutons ouverts.
- Vous rêvez de recevoir un trophée, comme Nolwenn et Jenifer?
-J'aimerais, un jour, être reconnue en tant qu'artiste, Ce serait une preuve de réussite, au moins partielle,
- Pouvez-vous déjà nous donner une idée de votre clip, que l'on attend avec impatience?
- II est en boite. Sur la pochette de l'album, je suis très naturelle. pas maquillée du tout. Dans le clip, c'est tout le contraire, et vous allez être surpris. L'ambiance est plus baroque, presque mystique. On m'a fait un maquillage très lourd et les yeux en amande. Très provocant. C'est même... violent! J'adore, parce que c'est un peu ma deuxième face. II a été tourné dans un château de la région parisienne, avec les « Spécimen», qui ont tous les deux déjà bossé avec Florent Pagny et Pascal Obispo. Nous avons beaucoup aimé travailler ensemble.
- Votre prochain grand rendez-vous, ce sont les World Best, le 30 mars. Stressée?
- Je n'ai pas encore répété, alors que je dois interpréter une chanson de Claude François, « Comme d'habitude ». Cela arrive un peu tôt dans ma carrière, parce que le n'ai pas l'impression d'être prête. Dans un an, ça aurait été mieux. Mais je répondrai présent.
- Si vous pouviez vous réincarner en une autre star ou en un objet, vous aimeriez...
- Etre Marilyn Monroe. Et concernant l'objet : une guitare pour Edouard!
- A propos, votre chéri est-il un bon coup?
- (Rires.) Oui! L'un des meilleurs de ma vie! (Et elle s'en va en hurlant au loup!)
interwview Mad Duvy
Photos Sipa/Isopress
Elle ressemble à l'une de ces blondes
héroïnes d'Hitchcock apparemment fragiles mais qui, toujours
impeccables, traversent mille dangers pour finalement triompher. Elodie avance à coups de doutes,
de craintes, et pourtant depuis l'enfance sa
volonté est tendue vers un unique objectif:
devenir chanteuse. Aujourd'hui, la gagnante de
la troisième édition de Star Academy est proche
du but. Toujours animée par ce détonant
mélange de vulnérabilité et d'opiniâtreté, elle
vient d'enregistrer son premier album solo (sortie le 9 mars prochain), dont elle nous dévoile
la teneur. Elle réaffirme son amour pour
Edouard, De plus en plus fort depuis qu'ils sont
«libres ». Tout en insistant sur la forte amitié
qui la lie à Michal. L'amitié, « seulement ».
Comment s'est déroulé votre retour à
Corne-sur-Loire ? Avez-vous pu passer du
temps avec votre famille ou avez-vous été
happée par votre nouveau mode de vie ?
Dès le lendemain de ma sortie, j'ai enchaîné in-
terview sur interview, émissions de télé, photos
jusqu'au 24 décembre au soir. Mes parents sont
venus me chercher, nous sommes arrivés à
Cosne vers 1 heure du matin à cause des ernbouteillages, on n'a même pas pu réveillonner
normalement. J'ai passé cinq jours chez mes
parents, mais je ne les ai pas tellement vus. Je
dormais tout le temps'. J'avais besoin de récupérer. Sinon, et ça, ça m'a fait du bien, j'ai refait
des soirées avec mes amis, comme avant la
Star Ac, à rire jusqu'à 4 heures du matin.
Avez-vous tout de suite retrouvé vos repères ?
Vous savez, je suis toujours la même, je n'ai pas
trouvé la salle de bains ou la chambre trop
petites! D'ailleurs, mes parents m'ont rassurée
en disant que j'étais toujours égale à moi-même.
Par contre, je n'ai pas pu sortir de chez moi.
Aller en ville tout simplement acheter le pain,
c'était impossible. Des gens faisaient le pied de
grue devant la maison, téléphonaient la nuit.
Certains sont même entrés dans notre terrain!
Cela vous a fait prendre conscience que
votre vie ne sera peut-être plus jamais la
même?
Oui, c'est frustrant, je pense que les moments
de tranquillité vont se faire de plus en plus
rares. Mais j'ai tendance à vite m'accoutumer.
Et je pense que tout cela finira par se calmer.
Cette nouvelle vie correspond-elle à votre
caractère ?
Oui et non. Je prends goût au monde des
paillettes, à être très entourée, mais j'aspire souvent à me retrouver toute seule dans un endroit
paumé pour respirer. J'ai besoin de respirer!
Mais peut-être vous manque-t-il quelque
chose de votre ancienne vie d'anonymat ?
Le fait de voir de unoins en moins mes proches
m'affecte. Depuis Noël, je n'ai vu ni mes
parents ni mes amis. Je sais que je ne pourrai
plus sortir normalement avec eux sans me
camoufler. Quand je les ai au téléphone, j'y
pense. Mais je suis tellement occupée que j'arrive
à évacuer ce genre de pensées. Quand je me
retrouve seule, c'est plus difficile.
Justement, que se passe-t-il dans votre tête
quand vous vous retrouvez toute seule ?
Vous savez, je suis souvent toute seule. Même
quand je bosse, je me sens seule ! Michal, lui, il a
ses proches autour de lui; ce n'est pas le cas pour
moi. Et c'est vrai que, lorsque je me retrouve le
soir à l'hôtel, je déprime un peu. Heureusement,
Edouard est très présent. Pierre et Romain ne
sont jamais loin non plus. Mais Michal, je ne
le vois pas assez !
L'amitié de Michal vous manque ?
Oui, énormément. On bosse chacun de notre
côté, on ne se retrouve que pour les émissions de
télé et les séances photos, alors qu'au Château
on était tout le temps ensemble. Maintenant, on
vit plus en décalage. Quand je l'appelle pendant
mon temps libre, je tombe souvent sur son
répondeur parce que c'est son tour de travailler.
N'êtes-vous vraiment que des amis ?
Vous faites référence aux photos dans Voici !
C'est vraiment n'importe quoi. Ces photos ont
été prises au Maroc alors qu'on chahutait tous
ensemble. Les autres ont été coupés au montage
et ça a donné, forcément, le roman-photo
d'Elodie et Michal. Je vous assure que nous ne
sommes que des amis, de vrais amis.
Cette première expérience des
paparazzi change-t-elle votre manière de
vivre ? Etes-vous moins naturelle ?
Je n'arrive pas à surveiller mes gestes, j'ai du mal
à me retenir de vivre, à m'empêcher d'être
naturelle. En fait, ce n'est pas la première
expérience. Lorsque j'étais au Château, on me
prêtait, au moins dans trois magazines, une
relation avec Frédéric Lemer. Alors que je ne l'ai
vu qu'une seule fois dans ma vie! Les couver-
tures qui titraient aussi sur une éventuelle rup-
ture avec Edouard m'ont attristée. Mais j'arrive
à relativiser, parfois à en rire et à assumer.
Alors, où en êtes-vous avec Edouard ?
Ça marche de mieux en mieux avec Edouard.
Nous sommes de plus en plus complices.
J'avais peur, en sortant du Château, de décou-
vrir un Edouard que je ne connaissais pas. Je ne
suis pas déçue. Il est génial à l'extérieur; au
Château, il se retenait. Je l'aime de plus en plus
et c'est réciproque !
Qu'avez-vous découvert en Edouard depuis
la sortie du Château ?
Il est super-tendre et extrêmement drôle. On
se tape fou rire sur fou rire ensemble. Il est
beaucoup plus extraverti que je le pensais. Au
Château, il était assez renfermé. Aujourd'hui, il
n'a plus de mal à me dire « je t'aime » !
Pouvez-vous nous définir votre album
C'est un album qui joue sur mes ambivalences
mélancolie et colère, amour et espoir. J'ai pu
placer deux chansons dont j'ai écrit la mélodie
et le texte. Edouard va peut-être m'accompagner sur l'une d'elles. Dans ces chansons, j'ai
pu vider mon sac, parler de mes blessures
amoureuses. L'univers musical est assez sombre,
avec des arrangements à la Dido.
En termes d'image, comment aimeriez-vous
être perçue ?
J'aimerais montrer aux gens les deux côtés bien
distincts de ma personnalité. Aux niveaux
musical et humain. Je suis quelqu'un d'assez
naturel, angélique-disons doux-, mais je porte
aussi quelque chose de sombre. J'ai un côté
haine, colère, assez fort.
C'est une révolte ? Contre quoi ?
Contre l'hypocrisie, le mensonge...
Assumez-vous votre image, votre physique ?
On a parfois eu l'impression d'un manque
de confiance en vous...
Régulièrement, je ne me sens pas bien dans ma
peau. A la limite, j'ai alors envie de me « ca-
moufler », de ne pas sortir parce que je ne suis
pas bien avec moi-même. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Peut-être à l'adolescence... Mais, à d'autres moments, je
suis pleine d'enthousiasme, en
accord avec moi-même.
Le monde du show-biz, de
la « lumière » peut vous faire
du bien ?
Peut-être... Cela peut à la fois
m'aider et m'enfoncer. Parce que
je suis confrontée à beaucoup de
gens qui sont mieux que moi, et
je me pose alors de nombreuses
questions. Est-ce que j'attire les
regards, est-ce que je plais, les fans
ne sont-ils pas déçus?...
De quel artiste vous sentez-vous
proche ?
Etant donné que le style musical
de mon premier album n'est pas
celui auquel je m'attendais, je
n'ai plus trop d'attaches. J'ai l'impression d'être un peu à part.
Ça ne ressemble ni à Nolwenn
ni à Jenifer, alors que mon style,
à la base, est plus proche de celui
de Nolwenn. Je rejoins un peu
l'univers de Lara Fabian, passion-
né ? Son dernier CD, en acoustique, est exceptionnel. Peu de
gens peuvent atteindre son niveau technique et émotionnel.
La chanson de Jenifer, Donnez-moi du temps, ça c'est mon style,
j'adore.
Depuis votre victoire, vous avez
travaillé votre voix ?
Justement, je n'en ai pas eu le
temps, et les cours de chant me
manquent beaucoup.
Adolescente, vous avez suivi des
cours de danse. Est-ce une
« arme », sur le plan scénique,
dont vous aimeriez disposer ?
Non. Je préfère me positionner
comme une chanteuse à voix.
Même si j'ai fait de la danse clas-
sique pendant longtemps, je ne
trouve pas que la danse soit mon
point fort. A part pour le maintien,
le port de tête... Et encore, je me
tiens super mal! Je préfère être
posée quand je chante.
D'où vient cette envie de
devenir chanteuse ?
J'ai baigné dans la musique pendant toute mon enfance, et mon
grand-père paternel était accordéoniste professionnel. Je chante
depuis que je suis gamine. J'avais
tendance à faire des imitations
je suis un peu le clown de ma fa-
mille, et au collège on m'avait dit
que je chantais très bien. A partir
de là, j'ai vraiment commencé à
travailler ma voix. Je n'osais pas
trop exprimer mon désir. Quand
on a 14-15 ans, si l'on dit «Je veux
devenir chanteuse », on passe un
peu pour... une conne. Mais j'ai
toujours voulu faire un métier ar-
tistique. J'avais un peu de talent
pour dessiner, j'ai voulu écrire un
scénario de BD...
S'il n'y avait pas eu Star
Academy, comment auriez-vous
fait pour entrer dans le milieu
de la chanson?
Après mon bac bac L, mention
bien, j'ai fait une fac d'anglais à
Dijon. Mes parents voulaient que
j'ai un « bagage ». Mais après un
an du Deug, j'ai déprimé. En fait,
je n'arrêtais pas de chercher sur intenet des informations pour faire
une école du spectacle à Paris, style
l'école Fame ou l'Ecole supérieure
du spectacle (ESS). J'ai donc arrêté
la fac et j'ai dit à mes parents que
j'allais travailler pour mettre de
l'argent de côté. Ils ont flippé, mais
on ne peut pas s'opposer à une
réelle volonté d'accomplissement
surtout chez moi. Quand on me refuse des choses dont j'ai vraiment envie, je deviens... exécrable. C'est vrai que j'étais un peu
dans la galère, à tous les niveaux
sentimental, financier, familial...
Donc, j'ai travaillé pendant deux
ans. J'ai fait des remplacements
comme secrétaire dans une clinique, j'ai bossé dans un McDo,
et j'ai réussi à économiser pour un
an de cours dans une école, soit
6 000 euros. C'est alors que j'ai fait
une cassette pour tenter ma chance
pour la Star Ac 3. Vous connaissez
la suite...
ADELINE FLEURY,
THIERRY MATTEI
Entre larmes et rires, elle n'en revient pas c'est elle la gagnante. A 21 ans, l'ingénue succède à Jenifer, la pétillante, et à Nolwenn, la tourmentée. Son atout ? La sincérité de ses sentiments Pour Michal, son ami, pour Edouard, son homme. Côté plateau, le public surchauffé brandissant tee-shirts et bouteilles d'eau minérale comme des étendards crie Elodie. Côté VIP, entre huîtres, saumon et sapin blanc, on plébiscite Michal. La guerre des sexes fait rage... Après quatre heures d'un combat tout en tendresse et en élégance, le verdict tombe: Elodie l'emporte d'une poignée de votes. N'en déplaise à ceux qui, cette année, auraient aimé enfin voir un mâle gagner, c'est encore une fille qui sort des grilles du château. A quelques nuances près... Elodie est partageuse. Spontanément, elle offre la moitié de son trophée à Michal. Notre héroine est aussi très amoureuse. Pendant toute cette soirée de folie, Edouard, son homme, est là, à la cajoler, à la couver du regard. Discret mais néanmoins présent. Juste après l'annonce de sa victoire, Elodie tombe dans ses bras. Pendant la séance photo qui suit, impossible de les décrocher. Et Elodie de lâcher dans un rire « mince, on a déjà si peu l'occasion de se parler, laissez-nous au moins un peu de temps pour nous admirer! » Autre différence de taille: cette année la gagnante est blonde. Avec le danger que cela représente archétype de la poupée sans cervelle. Sauf qu'Elodie, fausse blonde, est d'origine italienne.
A la voir dans sa robe à traîne rouge sang, on se dit que la chanteuse du cru 2003, quand elle aura séché ses larmes, pourrait en surprendre plus d'un au tournant... Gala: Songiez-vous depuis longtemps à partager le million d'euros avec Michal ?
Elodie : Depuis qu'on est tous les deux en demi-finale. Je ne savais pas si j'avais le droit de le faire. Dès que je suis sortie du prime, je suis allée consulter... comment dire... les grands: Arthur, Pascal Nègre et Etienne Mougeotte. Ils m'ont dit « on en reparle demain ». Et puis finalement, ils viennent de me donner le feu vert. Gala: En quittant le château, avez-vous emporté quelque chose de symbolique ?
Elodie : Non, mais j'ai écrit un très long mot dans les toilettes, près de celui de Nolwenn :j'y souhaite bonne chance à Michal en lui disant que je crois en sa lumière. Gala: Vous ne parlez que de Michal, mais il y a un autre homme dans votre vie, Edouard...
Elodie : Je pense tout le temps à lui. Pendant la demi-finale, que j'ai ressentie comme une souffrance, il est venu m'encourager à chaque pause. C'est à lui que je dois ma victoire. Il tient une grande place dans mon coeur. Grâce à son regard, j'ai appris à m'aimer. A croire qu'entre un homme et une femme il y a une sincérité possible. Gala: Ce soir, il vous a même déclaré sa flamme en direct.
Elodie : J'ai trouvé ça très, très fort. J'ai eu du mal à retenir mon émotion. Il est adorable. Au château, je le trouvais un peu lointain, froid. Je pense qu'il mettait cette distance parce que les caméras le gênaient. Depuis son élimination, je l'ai découvert, et il est encore mieux que je me l'imaginais ! J'ai de la chance de l'avoir rencontré. Je l'aime... Gala: Le week-end dernier à Deauville, vous avez eu le droit à une nuit en tête à tête. Et en rentrant au château, vous avez annoncé à Michal que vous aviez croqué la pomme...
Elodie : Oui, c'est un code pour dire qu'on s'est... embrassés. La pomme était très bonne et j'en regoûterais avec joie. Gala: Pendant ce même weekend, on a constaté que Sofia ne vous adressait quasiment plus la parole. Comment le vivez-vous ?
Elodie : Ça me fait de la peine. Je suis très à l'affût de ce que les autres pensent de moi. Je ne déteste pas Sofia. Et je suis tellement idiote que je m'en voudrais presque d'avoir gagné. Mais je n'y suis pour rien. Le public a choisi. J'espère que la tournée se passera bien... Il faut juste du temps, cette demi-finale a été tellement violente... Gala: Cette semaine, la majorité des professeurs a clairement affiché sa déception de ne pas voir Sofia en finale. comment l'avez-vous vécu ?
Elodie : Sur le moment. c'était un peu dur... mais moi aussi je voyais Sofia en finale. Je suis réaliste, au niveau professionnel et artistique, elle est meilleure. Mais rien ne pouvait gâcher mon plaisir de passer cette dernière semaine avec Michal. Nous avons beaucoup ri. Et ce soir, nous étions vraiment heureux de terminer ensemble. Gala : Maintenant que vous n'êtes plus sous le joug des caméras quelle est la première chose honteuse à laquelle vous allez vous livrer ?
Elodie : Je vais me goinfrer de nougat, de caramels, de Bounty, en faisant attention parce que j'ai pris deux, trois kilos au château... sinon, à part ça. m'épiler peut-être ? Gala : Qu'avez-vous retenu de votre passage à la Star Academy
Elodie : J'avais besoin de cette expérience pour croire en moi. Et aujourd'hui. grâce au public, je vais être obligée d'assumer ce que je suis : une gagnante. Emmanuelle Dufaure
Elle a bien changé ! La nouvelle Elodie. À 21 ans, elle récolte les lauriers du succès et les roses de l'amour, avec Édouard ! Télé Poche vous offre ses confidences. Didier Colin. dresse son portrait astral.
Nouvelle vie amoureuse
L'avenir de mes amours avec Édouard, je l'envisage très, très bien (rires) ! Depuis que je suis sortie du château. Il est adorable, il est tout le temps là. Franchement, c'est un amour! J'aimerais bien travailler avec lui. Je trouve qu'il a vraiment un talent incroyable dans ce qu'il fait. Je suis fière de lui et on s'entend super bien donc, je pense que ça pourrait marcher (rires). La tournée, c'est le seul nuage à notre amour
parce qu'on craint cette séparation. S'il ne fait pas partie (le la tournée, je dis si parce que c'est en cours de négociation (en Tant que musicien), on s'appellera beaucoup, on s'écrira, on essaiera (de se voir le plus souvent possible... Je suis quelqu'un d'assez pessimiste d'habitude, mais quand je tiens vraiment à quelqu'un, je fais tout pour
le voir et pour le garder.
Nouvelle vie Elle sera différente de mon ancienne vie sur certains points. Je pense que je vais être assez occupée. Maintenant, je vais avoir beaucoup de travail à fournir. J'espère surtout que je vais pouvoir faire tout ce que j'aime. Nouveaux amis
Je vais être assez triste (le ne plus pouvoir voir assez rues mes meilleurs amis et mes parents. Mais lorsqu'on tient aux gens, on y pense souvent. J’essaierai d'être en contact avec eux le plus souvent possible. C'est important, car c'est aussi un moyen de garder les pieds sur terre. II va falloir que je fasse la connaissance de tous les gens de la production. Je dois aussi m'entourer de l’équipe qui va me diriger. Nouvelle ville
Quitter cosne-sur-Loire pour vivre à Paris. Je vais y réfléchir. Je crois que je vais être obligée d'être très souvent sur Paris. Comme C'est bientôt la préparation de la tournée, je ne vais pas acheter ou m'installer dans un appart' tout de suite. Je vais me débrouiller. J’irai chez Michal, par exemple. Mais c'est vrai que je serai beaucoup moins souvent Cosne-sur-Loire. Nouveau caractère
J'avoue que je suis sensible et très émotive. En revanche, j'ai aussi un côté fort et je pense qu'au fond, je suis une battante qui a envie de réussir. C'est pour ça que j'ai autant de peurs et de doutes. Je suis devenue vraiment très froide pendant la Starac. J'ai souffert de mes histoires d'amour, donc je me suis endurcie. Je reste gentille mais au fond, je suis vraiment très méchante et je crois que je le suis avec tout le monde, même en amitié. Je me méfie beaucoup, parce qu'on a pas mal profité de moi quand j'avais 17-18 ans, quand j'étais encore naïve. Maintenant, je n'ai plus envie de vivre ça. Face au monde du show biz, je vais rester assez méfiante, tout en étant gentille. Je suis assez patiente et tolérante. Je vais essayer de très
bien m'entourer, de prendre un agent et demander des conseils à mes proches quand j'aurai quelques soucis. Le tout, c'est de toujours rester très intègre et de garder les pieds sur terre. Je ne pense pas trop au strass et aux paillettes. Je pense au travail qu'il va falloir maintenant fournir, pour faire un album tout de suite. J'aimerais beaucoup faire quelque chose dais un style mélancolique et grave. .Je ne veux surtout pas de superficiel ni de sophistiqué parce que ça ne me va pas du tout. Enfin ça peut m'aller, mais je prends nettement moins de plalsir à chanter l’annuaire (rires), que des choses touchantes et profondes. J’ai vraiment envie de chanter des choses profondes. Si jamais je chante des choses qui ne me vont pas et que je ne sens pas, ça ne va pas marcher. Je n'ai pas très envie que les gens qui m'aiment soient déçus. Le fait d'apporter sa touche personnelle, je trouve ça super important pour le public. Je n'ai pas envie de toucher seulement le public des adolescents. Cela voudrait dire qu'il faut que je fasse du Lorie ou du Alizée, je n'ai rien contre. elles... Je trouve que ça leur va bien, mais moi, c'est pas trop le style vers lequel j'ai envie de me diriger. J'ai plutôt envie de toucher toutes les générations confondues, pour que chacun puisse se retrouver dans les textes et la musique. Je sais que c’est difficile mais c'est tout ce dont j'ai vraiment envie. Hasna Zekhnini
Dès le premier prime
la Star Academy, la
beauté d'Elodie nous a
éblouis. Mi-Bardot, mi-ado. cette lumineuse
blonde ne faisait portant pas l'unanimité chez les profs.
Trop belle pour être vraie ? « Tu
ressembles à une speakerine »,
assène Raphaëlle Ricci en troisième semaine. Un peu plus tard c'est son duo avec Sacha Distel
qui vire à la catastrophe: elle a
oublié les paroles! Tête en l'air
déprimée au point d'éclater en
sanglots à la moindre contrariété
Elodie est aussi fragile que de la
porcelaine. Lorsque le photographe, par exemple, lui demanande
de rentrer son ventre lors d'une
séance photo, des larmes coulent
silencieusement le long de ses
joues. « Elo », comme l'appellent
les star-académiciens, porte un
regard sans pitié sur son corps
(« je suis molle ») et sur ses performances : « Je suis nulle, on va
me nominer. » En retour, hélas,
ses compagnons ne lui facilitent
pas la vie. Un temps tête de Turc
de la promotion « tu ne serais
pas un peu "blonde", par
hasard ? », lui demande Lukas,
la voici qui finit par révéler son
passé au cours d'une séance de
confession orchestrée par Raphic
Originaire de Cosne-sur-Loire
(dans la Nièvre), ex-anorexique,
l'apprentie chanteuse continue de
souffrir du souvenir d'une liaison
douloureuse avec un garçon qui 1a
dévalorisait. A vingt et un ans,
aînée d'une famille de quatre
enfants, elle rêve de devenir chanteuse pour exploiter sa sensibilité
exacerbée. Mais ni sa mère, esthéticienne, ni son père, attaché de
direction dans une clinique, ne
savent où l'orienter.
Dès lors, pour
mieux se payer une formation de
chanteuse, la voici qui multiplie
les jobs d'intérimaire parallèlement à ses études en fac d'anglais.
Tantôt secrétaire médicale, tantôt
vendeuse dans un McDo, autant
dire que le casting de la Star Academy
lui offre sa chance la plus inespérée. A-t-elle ce petit quelque
chose en plus qui signe les divas ?
La directrice de l'Academy,
Nathalie André, la juge immédiatement prometteuse. « On la
surnomme Kim Basinger, confie-t-elle, elle dégage un tel sex-
appeal ! Je suis sûre qu'il y a
beaucoup de choses dans son personnage. » Le reste de l'aventure
se déroule sous nos yeux. Très
vite, derrière chacun des pleurs de
ce vilain petit canard, le public
discerne un cygne potentiel.
Tantôt émouvante, sensuelle, faillible et attachante, la Marilyn Monroe des soirées télé s'envole progressivement dans le peloton de tête des favorites. La raison ? Une histoire d'amour lui a donné des ailes. A l'écart des intrigues, au fil des jours, Elodie a semé le trouble dans le cœur d'Edouard, sans pour autant récolter la tempête. Miracle! L'ex-petit play-boy qui n'hésitait pas à chanter « Je suis le Rocco de Bordeaux » s'enflamme au point de lui dire « Je t'aime » en direct et d'envisager l'avenir « J'aimerais composer pour elle.» Après Jenifer en 2001, puis Nolwenn en 2002, à ce jour, lors des
séances de dédicaces, les petites filles scandent obstinément le nom de leur nouvelle égérie. Cendrillon des temps modernes, princesse qui a trouvé à la fois son château et son prince, Elodie fait rêver. Il ne lui restait plus qu'à chanter. Un pari si bien réussi qu'elle a fait pleurer Raphie en interprétant L'hymne à l'amour: Un titre qui lui colle au cœur et au corps.
Désormais, il ne tient plus qu'à elle de remporter la victoire ! Séverine Servat
Gros nounours beige aux yeux
bleu pétard attend sa propriétaire. Pour le moment, Elodie,
la proprio, est en séjour prolongé au château de la « Star
Ac » à Dammarie-les-Lys. Heureusement Françoise, la mère
de la candidate, veille sur le doudou de sa fille.
« Elodie l'avait repéré dans un supermarché, se souvient-elle. Elle devait avoir 7 ans, et elle ne
voulait pas repartir sans lui. Aujourd'hui, il est aplati tellement elle l'a serré dans ses bras. »
Le nounours risque de devoir attendre quelques semaines supplémentaires avant de retrouver la jeune fille. Car celle qui était si discrète et effacée dans les premières émissions est en train de s'imposer comme la future gagnante de
la « Star Ac 3 ». Une montée en puissance à l'image de ce qu'elle a toujours été dans la vie.« Je n'ai jamais eu de problèmes à l'école, raconte Elodie. J'étais une bonne élève, un peu bavarde, un peu insolente, et très tête en l'air.
Mais j'ai réussi sans avoir besoin de trop travailler. » Elle obtient avec facilité un bac L en 2000, à 18 ans, mention bien, avec un 17 en philo. Amoureuse des livres, de Zola, de Maupassant, puis de Stephen King et de Bernard Werber,
elle s'oriente pourtant vers un deug d'anglais à la fac de Dijon. «Après le bac, je voulais m'inscrire dans une école de spectacle à Paris. J'avais toujours eu envie de ça. Mais mes parents n'ont pas vu la chose du même eeil, ils voulaient que j'aie un bagage. Ils ont préféré m'envoyer à l'université. »Forcément, l'ennui l'envahit très vite. « Au
bout d'un an, j'étais déprimée, alors j'ai préféré arrêter.
J'ai repris mes recherches d'écoles de
spectacle. J'en ai trouvé une sur Paris, mais elle était vraiment trop chère pour moi. » Pourtant
l'envie est là. Et Elodie n'est pas du genre à se décourager. Cette école, elle se la paiera. « Je suis
entrée comme secrétaire à la clinique de Cosne-
Cours-sur-Loire, poursuit-elle, et j'ai réussi à réunir l'argent pour un an de cours. »
Cette envie de spectacle, Elodie l'assure, c'est de famille: « Il y a toujours eu de la musique
à la maison. Mon grand-père m'a initiée au solfège, à l'âge de 6 ans. Lui était un accordéoniste
confirmé. Mes parents écoutaient Brel, Brassens, Ferré ou les yé-yé. » D'où un désir de musique
très jeune: « J'ai eu ma première guitare à 8 ans. J'ai pris des cours pendants cinq ans. En même
temps, je chantais. Mes frères et soeurs font de la musique également. » Elodie n'a pourtant pas de
modèle précis. Elle confesse seulement un goût prononcé pour « les grandes voix, Lara Fabian ou Mariah Carey. Elles me scotchent. J'aime la profondeur de leurs interprétations ».
Au même moment, Elodie vit sa première histoire d'amour. Elle a 17 ans. « Je suis tombée très très amoureuse. Et j'ai été rabaissée pendant trois ans par la personne avec qui j'étais. Il m'a piétinée. Je crois que c'est à cause de cette relation que maintenant je manque de confiance en moi. J'avais déjà tendance à douter, mais l'histoire n'a fait que renforcer cet aspect de ma personnalité. J'ai eu du mal à remonter la pente. »
Son arrivée à la « Star Ac » sera une planche de salut. « A mes débuts dans le château, je pen-
sais que je partirais dès les premières semaines. Puis j'ai vu que je ferais la tournée, alors je me
suis dit: "Autant m'accrocher." Surtout que je
pense avoir déjà pas mal gagné en étant ici. J'ai appris sur moi », confie-t-elle. Elle poursuit: « Je
croyais que j'étais guérie de ma première histoire d'amour, parce que je ne pleurais plus. Même si j'étais plutôt distante et froide avec les mecs...
Mais être à la « Star Ac », c'est être obligé de se mettre à nu. Là, je me suis rendu compte que je n'étais pas tout à fait réparée. Le seul moyen de m'en sortir était d'en parler, ne plus garder les
choses en moi. » Une thérapie personnelle réalisée sous l'œil des caméras et sous les yeux de six
millions de téléspectateurs quotidiens. Mais, désormais, Elodie est guérie de sa maladie d'amour
« Ça va mieux. Je me pose toujours des questions. J'ai très peur que l'on ne m'aime pas, que
l'on se serve de moi ou que l'on me rabaisse. Je sais d'où viennent ces craintes. Quand mon histoire s'est terminée, j'étais persuadée que je ne méritais pas les autres. »
Comme dans tout bon soap opera, un jeune et beau garçon est arrivé à ce moment précis dans la vie d'Elodie. Son prénom? Edouard, candidat à la « Star Ac », éliminé il y a quelques semaines. La jolie jeune fille s'emballe: «Edouard,
c'est quelqu'un que j'ai découvert petit à petit cela s'est fait très naturellement, tout doucement. C'est un être hypersensible, un peu ours, mais j'aime bien son côté mystérieux. Très attirant! Il est sensuel, il me plaît. On s'entend vraiment bien, il y a une vraie complicité entre nous. J'espère que l'on aura des projets artistiques ensemble. Même sa famille a l'air super-sympa. J'ai croisé sa mère et sa soeur, j'ai vraiment envie de les connaître un peu plus. »
A quelques centaines de kilomètres du château, la famille et les proches de la candidate suivent avec ferveur ses exploits.
« Mes parents ont sauté de joie quand je leur ai annoncé que j'étais prise à la « Star Ac », se rappelle l'ancienne
secrétaire de clinique. Ils doivent être surpris que j'arrive en demi-finale... » Signe prémonitoire, l'été dernier, Elodie était déjà partie en tournée. « Je chantais dans un groupe de reprises, on fai-
sait un peu de tout, du Patricia Kaas, du Shakira, ou du Marilyn Monroe. Nous avons joué sur la Côte, nous nous produisions dans les bars, les soirées, les restos. Cela m'a habituée à me produire face à un public. » « Nous sommes très fiers d'elle, reprend sa mère. Nous nous sommes abonnés à T.p.s. pour la suivre tout le temps. Nous avons une télé dans la cuisine, une autre
dans le salon, et une dernière dans notre chambre. Nous sommes accros, et nous espérons de tout courr qu'elle va gagner. »
Quelles sont ses chances à deux semaines de la fin de l'émission? Elodie est convaincue que le public apprécie son caractère: « Je suis toujours restée intègre et égale à moi-même. Les gens ne m'ont pas vue changer depuis le début. C'est peut-être ce qu'ils aiment chez moi. Je n'ai pas peur de ce que l'on va penser de moi. Je ne pense pas être quelqu'un de mauvais. Je n'essaie pas de manipuler, je ne fais pas semblant, je ne cherche pas la petite bête. »
Ce que confirme Nathalie, sa meilleure amie, aide-soignante à la clinique de Cosne-sur-Loire. « Je regarde tout le temps l'émission. Je trouve qu'elle est toujours la même. Elle n'a pas pris la grosse tête.»
Pourtant, après avoir côtoyé les tumultes de la célébrité, Elodie sait qu'un retour à la clinique est inenvisageable. Surtout après avoir fait rêver les cours de récréation de la France entière. « La célébrité peut parfois me choquer. Je n'ai jamais
été une fan hystérique. Je n'arrive pas encore à réaliser que l'on puisse me reconnaître dans la rue. Mais je n'ai pas oublié qui j'étais, ni d'où je venais. Je me rends simplement compte des privilèges que l'on a. » Philosophe, elle sait que les
trois prochaines émissions marqueront son destin. « J'ai toujours tendance à me considérer plus nulle que les autres. C'est un gros défaut, je me persuade du pire. » La meilleure manière de se réserver une bonne surprise? « Certainement. Je ne me serais jamais crue capable d'arriver jusque-là», assure-t-elle. Quoi que décide le public, Elodie sortira grandie de son expérience au château, le coeur amoureux, et la tête pleine de souvenirs. Pour peu, on se croirait au cinéma... Benjamin Locoge
Elle pleure beaucoup et n'a qu' Édouard à la bouche... Mais elle est aussi sincère et généreuse. Tout ce que n'est pas Sofia.
Bouleversante ! Quand elle a interprété l’hymne à l'amour, le tube d'Édith Piaf, au soir de sa nomination le 22 novembre, il n'y a pas que Raffie qui avait les larmes aux yeux. Les téléspectateurs, touchés par la belle émotion qu'elle a fait partager, ont appelé en masse, faisant basculer les votes en sa faveur (66 % des suffrages, contre 34% pour Lukas). Un test que TF1 a jugé concluant. Car la chaîne n'avait aucune intention de se séparer d'une recrue aussi précieuse. Mieux: elle voulait organiser en direct un plébiscite pour redonner un enjeu à la compétition et faire d'Elodie une vraie rivale pour Sofia, la grande favorite depuis le début.
Quel renversement pour Elodie ! Souvenez-vous, elle avait plutôt mal commencé dans la célèbre école de Dammarie-lès-Lys. Les garçons se moquaient d'elle et l'avaient cataloguée «blonde sans cervelle ». Hypersensible, elle avait craqué plusieurs fois et finalement trouvé du réconfort dans les bras d'Édouard, guitariste au grand coeur. Sans jamais réussir à se hisser dans le classement des meilleures élèves. Pendant ce temps-là, Sofia occupait le devant de la scène, assurait le spectacle sur les prime, les duos avec les plus grandes stars... et se preparait bientôt à être victime du syndrome Emma.
Car ainsi est la dure loi de la Star Ac: le favori du début ne l'emporte jamais. Pour s'assurer une audience maximale, TF1 a besoin de rebondissements.
Dans un premier temps, la production a laissé entendre que c'est un garçon qui allait gagner la finale. Histoire de créer la surprise. Mais, toutes les enquêtes le montrent, un garçon est moins porteur en termes de ventes. Alors, quelle fille pouvait devenir la gagnante idéale? Ecorchée vive, sujette à des crises de larmes à cause de la pression médiatique, Elodie, n'était pas prête. Trop fragile. Peu avant un prime, le 10 octobre, elle avait même fait malaise. Dans les couloirs d'Endemol, même si on reconnaissait son potentiel, on finissait par douter...
Et puis... Le déclic. La sortie d'Edouard, le 27 octobre, a changé la donne. Fini les baisers langoureux et les étreintes dans la salle CSA: la blonde a dû se recentrer sur le travail. Depuis, les compliments des professeurs pleuvent.
Elle place de mieux en mieux sa voix, gagne de l'assurance de jour en jour, remonte dans le classement des élèves. Et brille de son éclatante beauté dans les duos de prestige, comme celui avec Julio Iglesias. Alors que, parallèlement, on reproche à Sofia, sa principale rivale d'être «glaciale», voire « inexpressive ». Bref, trop lisse, trop parfaite.
L'occasion idéale de propulser Elodie au zénith. Gentille, sincère, généreuse, elle est désormais la gagnante idéale. C'est par ses défauts et sa sensibilité, qu'elle a réussi à toucher les téléspectateurs. Et TF1 n'aura aucun mal à vous convaincre de son choix en insistant, dans ses résumés, sur les défauts de Sofia: talentueuse certes, mais tellement ambitieuse et calculatrice. Un scénario joué d'avance. A moins que vous ne décidiez d'un nouveau coup de théâtre. Car après tout, c'est vous qui décidez. Jérome Delaitre
Comment avez-vous vécu la finale des garçons ? Michal: Pour Patxi et moi, c'était assez dur à vivre. J'ai eu la chance de partager cela avec lui, lui qui est très détendu. Le prime, on l'a finalement assez bien vécu. On avait le trac, mais on était tout le temps ensemble, on se souriait, ce qui me donnait beaucoup de force. On s'est amusé, on a fait les cons pour se décontracter. Mais c'est vrai qu'il y avait ce poids de l'éventuel départ. Oui, j'étais très content d'avoir fait cette demi-finale avec lui, et il faut l'avouer de l'avoir gagné. D'ailleurs, Michal, on vous donnait gagnant d'avance... Michal: On n'a pas vraiment le droit de prendre connaissance de ce qui se passe à l'extérieur, mais au cours des interviews j'ai entendu ce genre de réflexions. Au début, cela m'a fait drôle parce que, au contraire, je ne me sentais pas très mis en avant. Certaines lettres de fans me disaient que j'étais vraiment trop effacé, qu'il fallait que je fasse quelque chose. Mais moi, je n'avais envie de rien faire pour me rendre plus présent, je n'avais aucunement envie de changer. Bon, c'est vrai que c'est agréable d'être le favori.
Elodie: La victoire de Michal n'était pas du tout jouée d'avance parce que Patxi avait beaucoup de fans, beaucoup de gens derrière lui. Mais j'avais envie que Michal gagne, parce que c'est mon ami et qu'il a vraiment du mérite. Qu'avez-vous ressenti pour Patxi ?
Michal: Je n'imaginais pas la vie sans lui au Château. Le premier jour, c'était un grand vide, mais le lendemain j'ai réalisé que j'allais quitter le Château à la fin de l'aventure, que j'ai été jusqu'au bout de ces quatre mois. J'ai vécu cette histoire dans sa totalité et j'en suis fier. Elodie: J'adore Patxi, bien sûr, même si le public, lors de la finale garçons, m'a sifflée lorsque j'ai dit qu'ils méritaient de gagner tous les deux mais que j'avais une préférence pour Michal. J'étais sincère. Patxi, je l'adore, je suis fan de ses textes, de son style. Il a vraiment un univers à lui. Je pense qu'il peut faire plein de trucs, à l'extérieur, je n'en doute pas. Qu'est-ce que cela vous fait de vous retrouver tous les deux ensemble en finale?
Elodie: En fait, je ne m'imaginais pas en finale avec Michal. J'aimerais qu'il gagne. Il le mérite plus, parce qu'il n'est pas français, il doit apprendre toutes les chansons, le vocabulaire. Il sait jouer du piano, il est toujours souriant, il ne se lasse jamais. Alors que moi, les derniers temps, je perdais patience et parfois j'avais envie de claquer la porte. Michal: Je suis vraiment très fier d'Elodie. Evidemment, on a toujours envie de gagner dans la vie. Je ne peux pas dire que la victoire ne m'attire pas. Mais je n'ai pas peur de perdre. Je suis déjà très fier de répéter: «Je suis finaliste de la Star Academy 3 ». J'adore cette phrase, j'aime la prononcer! Le gagnant démarre tout de suite sa carrière, c'est rassurant, et si ça prend plus de temps comme pour Jéremy et Emma qui débutent un an après, c'est un bon signe aussi. Michal, comment qualifiez vous votre amitié avec Elodie ? Michal: On ne se connaît que dans le contexte du Château et je crois que ce n'est que le début d'une vraie amitié. L'amitié ne pourra débuter qu'à l'extérieur. Personnellement, j'ai besoin d'un autre contexte pour créer une réelle relation. Mais c'est bien parti. A ce stade, le public est, dit-on, seul juge. Pourquoi est-ce que les gens vous aiment ?
Elodie: On reçoit des lettres de fans et on en voit de temps en temps. Ils disent m'apprécier pour mon côté naturel, spontané, parce que je ne fais pas semblant, que je ne cherche pas à calculer, à manipuler. Et aussi pour ma sensibilité. Les gens me trouvent peut-être plus accessible, se sentent plus proches de moi. On m'a aussi dit que j'avais une voix particulière, même si je ne m'en rends pas compte. En fait, j'ai plein de voix, ma voix change constamment, et c'est à la fois facile et difficile de me reconnaître. Dans les graves, j'ai une voix assez métallique, forte, et dans les aigus, c'est beaucoup plus cristallin. Michal: C'est assez difficile de savoir. Les lettres du public sont à peu près les mêmes pour tout le monde « Tu chantes bien, tu bouges bien et tu es beau ! » Bon, j'en ai tout de même reçu des très touchantes dans lesquelles on me parle de ma sensibilité, de mon côté simple... Elodie, derrière votre apparente fragilité, on pressent une certaine force...
Elodie: J'ai beaucoup discuté avec certains de nos profs et ils pensent que ce qui me fait avancer, c'est la peur. La peur et le doute. D'ailleurs, si je n'essayais pas à chaque fois de faire mieux, je crois que je n'aurais pas de considération pour moimême. Y a-t-il un décalage entre le Michal tel qu'on le voit à la Star Ac et le vrai Michal ? Michal: Ce n'est pas moi qui me reconnaît, ce sont mes amis de l'extérieur. Quand je les appelle, ils me disent que je suis toujours le même. En Pologne, même s'ils ne comprennent rien à ce que je dis dans l'émission parce qu'ils ne parlent pas français, ils m'affirment que celui qu'ils voient à la télé, c'est bien leur Michal. Après, je ne connais pas l'image que la quotidienne donne de moi. Ils peuvent tout faire, peut-être déformer ce que je suis. Mais je me suis inscrit en étant conscient des règles du jeu. Le côté télé-réalité, voyeurisme, après quatre mois, cela ne vous tape pas sur le système ?
Michal: On n'y pense plus. En fait, ça dépend ce qu'on veut faire. Moi, le côté télé-réalité ça m'amusait, mais cela m'importait peu. Je ne considère pas la Star Academy comme un reality show, mais comme une émission de variétés qui s'occupe de la musique et du travail de débutants. C'est ce qui m'a permis d'oublier les caméras, même si parfois c'est impossible. Mon lit est situé juste en face d'une caméra et, les premiers jours, le réveil était vraiment choquant pour moi. Elodie, le départ d'Edouard vous a-t-il fait douter, ou au contraire vous a-t-il permis de vous investir encore plus ?
Elodie: Je lui ai promis, quand il est parti, que je ferais de mon mieux et que j'essaierais d'aller le plus loin possible. Comme il n'était plus là, j'ai peut-être eu plus de temps pour penser à moi et m'investir davantage. Je crois qu'il est fier de moi, en fait. Qu'attendez-vous de vos retrouvailles ?
Elodie: J'espère retrouver Edouard bientôt et que nous pourrons discuter. Tranquillement. Je n'ai pas envie de me jeter direct dans ses bras. Quoique, c'est certainement ce que je ferai spontanément! ça fait presque trois mois qu'on est ensemble, c'est fou ! Moi, je l'aime vraiment et je n'ai pas envie que s'arrête. Je n'ai pas envie qu'il y ait des rumeurs qui courent sur Unt Unetelle... J'ai envie d'être sûre. ne veux pas souffrir, perdre confiance. Ça m'est déjà arrivé... J'ai em que nous soyons dans un autre contexte, que nous soyons vraiment... des êtres humains, quoi!. Michal, vous êtes retourné récemment en Pologne.
La séparation d'avec votre petit frère a été douloureuse. Le fait que vous soyez loin des vôtres vous donne-t-il de la force ?
Michal: Je sais qu'ils sont très fier de moi. Mais lorsque je suis parti de Pologne pour la première fois pour faire mes études, ma famille était un peu paniquée. J'ai pas mal réussi, j'ai été à l'université, maintenant je m'épanouis dans que je rêvais vraiment de réalise Alors, ils sont rassurés et fiers. D'avoir cette idée en moi me donne de la force. Star Academy vous a permis de découvrir une partie du répertoire de la chanson française...
Michal: J'ai découvert Charle Aznavour. En Pologne, on tonna son nom, surtout dans le mille culturel, mais on ne connaît pas sa musique. J'ai découvert un homme de grande classe et des chanson magnifiques. Michel Sardou me semble aussi quelqu'un d'important dans le paysage de la chanson française. Cette expérience m'enrichit beaucoup. Quand je suis arrivé à Paris, j'ai commencé à écoute Etienne Daho, Mylène Farmer mais je n'allais pas au-delà de ce deux univers. La langue française, vous l'avez apprivoisée via la chanson? Michal: Je ne crois pas que ce sois grâce à mon séjour au Château C'est tout simplement parce que j'ai passé quatre mois de plus en France. Chanter en français m'a fait reprendre les bases pour bien articuler. Je pense que j'ai beaucoup progressé, même si Oscar Sisto dit qu'on ne comprend pas toujours a que je chante, ce qui me fait beaucoup de peine. En Pologne, j'avais déjà chanté dans votre langue a un concours de la chanson française mais j'ai dû oublier ma façon de chanter. Je dois faire très attention à l'articulation donc; parfois, on dirait que je chante avec une patate chaude dans la bouche. Elodie, qu'attendez-vous d'une éventuelle victoire ?
Elodie: Gagner serait un miracle! Parce que je suis partie d'assez bas. Ça me permettrait peut-être de plus m'assumer, ça me prouverait que je peux être aimée par les gens, les toucher, atteindre un public. La finale est dans quelques jours; avez-vous déjà des contacts avec Universal ? Elodie: Non. Ce sera à la sortie. Michal: On est souvent en contact avec Pascal Nègre [PDG d'Universal Music], il vient nous voir. Mais plus pour nos albums collectifs. Les projets personnels sont encore assez flous. Pour votre premier album solo, avez-vous déjà une idée de ce qu'artistiquement vous aimeriez faire ?
Michal: J'aimerais garder mon côté piano-voix, romantique et mélancolique, et en même temps aller plus loin. Pourquoi pas de la musique électronique. J'aimerais que cela se fasse en douceur, je ne voudrais pas qu'on m'impose les choses. L'idéal serait de convaincre avec mes chansons, mes mélodies ou mes reprises. Oui, je veux convaincre.
Elodie: J'aimerais écrire mes textes. Si je dois chanter des textes qui ne me parlent pas, j'aurais du mal à sortir l'émotion. Musicalement, je suis plutôt grave. Enfin, grave dans l'interprétation. Je suis plus encline à des choses «tristes », j'aime les chansons à texte, pas forcément engagées, mais qui résonnent. Moi, j'ai envie d'emprunter cette voie. Je n'ai pas envie de choses superficielles. C'est peut-être bête, parce que la StarAc touche surtout des ados... Vous avez été tous chouchoutés pendant quatre Mois; avez-vous peur de vous retrouver face à vous-même ?
Michal: Ça va faire un choc. Depuis le début, on est toujours entouré, on n'est jamais seul. En fait, je compte sur mes amis, car j'ai peur de me retrouver tout seul. Le premier jour, je le passerai avec eux pour me couper du monde StarAc'. Elodie: Je n'ai pas vraiment peur de me retrouver, d'être face à moimême. J'ai plutôt peur de me retrouver en liberté... avec des rapaces autour. J'ai peur de ça. Adeline Fleury et Thierry Mattei
Le samedi 20 décembre, Nikos présentera la finale de la troisième « Star Academy». Comme chaque année, les miracles de la télé feront qu'un garçon et une fille s'affronteront. Après Mario et Jenifer, Houcine et Nolwenn, les cartons d'invitation du dernier prime ont déjà été envoyés à Michal et à Élodie. Car tout joue en leur faveur. A commencer par les sondages de popularité. L'ensemble des sites Internet consacrés à la « Star Academy » proposent les cotes d'amour des candidats et tous plébiscitent ces deux-là. Ce scénario respecte également la logique de (émission. Analysons les demi-finales hommes depuis trois ans. A chaque fois, elles ont opposé un rigolo trublion à un apprenti chanteur d'origine étrangère. Jean-Pascal a perdu face à Mario, (Italien, et Georges-Alain s'est incliné devant le Franco-Sénégalais Houcine. Les dieux de la
« Star Ac » ne devraient ainsi faire qu'une bouchée du gentil Patxi face au talentueux Polonais Michal. Reste à régler le cas de Sofia. La brunette est irréprochable. Déjà parfaitement au point, elle chante et danse à merveille. C'est justement ça le problème. Son destin n'intéresse pas le public. Sans compter une similitude physique et vocale avec les précédentes lauréates. Nolwenn a déjà vendu deux fois moins de disques que Jenifer. A quoi bon, pour TFI et la maison de disques, tenter le diable avec Sofia ? En revanche, convier la jolie Élodie, le 20 décembre, renforcerait le suspense (plus tout à fait intenable).
Imaginez déjà la bande-annonce, façon Friends : « Ils sont les meilleurs amis du monde. Entre eux, c'est de l'amour. Pourtant, un seul gagnera. A vous de décider! » Et donc d'appeler...
VSD. Élodie, on vous dit favorite. Qu'avez-vous de plus que Sofia ? Élodie. Quelques centimètres et quelques kilos aussi! (Rires.) Artistiquement, je pense que j'ai surtout des choses en moins mais j'ai peut être une personnalité plus attachante. VSD. Vous semblez douter de vous ?
Élodie. Il y a quatre ans, j'ai vécu une longue histoire d'amour, qui s'est mal terminée. Depuis, j'ai du mal à faire confiance. J'ai sans cesse besoin qu'on me rassure. Je sais que ce comportement peut finir par agacer mon entourage et peut-être même le public. Mais je suis une battante, dure avec moi-même. VSD. Michal, par le passé, vous avez déjà participé à une sorte de "Star Academy" en Pologne. Vous n'avez donc aucun mérite d'être arrivé aussi loin dans le jeu.
Michal. Ça n'avait rien à voir avec la « Star Academy ». J'ai participé à beaucoup de concours de chansons en Pologne. Et pour l'un d'eux, le concert final était diffusé à la télé.
Le gagnant recevait en cadeau des vélos ou de peluches. (Rires.) VSD. II y a quelques jours, la production vous a permis de retourner dans votre pays. Sur le: images, on découvre une de vos amies, la lauréate du "Loft" polonais, également produit par Endemol. C'est elle qui vous a pistonné ? Michal. C'est effectivement la gagnante du
« Loft » polonais. On est très proches, je la suivais tous les jours à la télé. Mais je vous assure qu'elle ne m'a pas pistonné en France. VSD. Qui est le meilleur, au château ? Élodie. Michal. Il mérite de l'emporter. VSD. Michal, ce type de pronostic doit vous mettre la pression ?
Michal. Je ne sais pas. Connaissant la popularité de Patxi, je pense qu'il gagnera samedi. VSD. À faire preuve d'une trop grande humilité, on en devient peu crédible. Vous n'êtes pas un peu trop gentil ?
Michal. Vous savez, quand il le faut, je m'endurcis. VSD. Une vraie amitié s'est créée entre vous deux. C'est parce qu'il a la cote que vous vous êtes rapprochée de lui?
Élodie. Non, car on ne sait pas qui a la cote. On vit en vase clos dans le château. Impossible de lire la presse.
VSD. II n'y a qu'à ouvrir les oreilles sur le prime et entendre qui reçoit le plus d'applaudissements.
Élodie. Je me rapproche de Michal car c'est quelqu'un d'exceptionnel: jamais de mauvaise humeur, et très honnête. Je peux lui faire confiance. Nous n'avons pas l'esprit de compétition. Nous ne sommes pas des méchants. Michal. On est vraiment proches et c'était pareil quand Édouard était encore là. J'étais touché par ce couple. On a beaucoup de points communs. Il y a de bonnes ondes entre nous. VSD. Pourquoi être si persuadée qu'un garçon va gagner ?
Élodie. Ça fait déjà deux années que des filles gagnent. La roue doit tourner.
Michal. Pas d'accord. « Star Ac » c'est une aventure à surprises. Et ça ne m'étonnerait pas que ce soit une fille. Élodie chante bien, elle est très sensible et ça, c'est un vrai avantage. VSD. La production a diffusé un reportage sur votre histoire d'amitié avec Michal. De quoi susciter la jalousie d'Édouard, votre copain. Élodie. Édouard a fait mine de nous regarder méchamment pendant le prime. Puis, dans les coulisses, il a fait promettre à Michal de me protéger au château. Il a entièrement confiance en lui. VSD. Votre liaison avec Édouard crée une certaine sympathie... Bonne stratégie ?
Élodie. Dans les lettres que je reçois, on me dit que c'est attendrissant. Ça a effectivement touché les gens.
VSD. En entrant dans le château, pensiezvous tomber amoureuse ?
Élodie. Je me disais que c'était impossible et que je n'étais pas là pour ça. En plus, j'étais déjà avec quelqu'un depuis un mois. La prod a d'ailleurs monté cette amourette en épingle. Me présentant comme quasiment fiancée, alors qu'il n'en était rien.
VSD. Et votre relation avec Édouard, c'est également monté en épingle ?
Élodie. Ça fait parler de nous, mais je vous assure que ce n'était pas mon but.
VSD. Et vous Michal, êtes-vous tombé amoureux au château ?
Michal. Non et je savais que cela n'arriverait pas. On travaille beaucoup. Et pour tomber amoureux, il faut aussi se voir dans des contextes différents.
VSD. Michal, on a pu voir dans la presse une photo de vous avec votre petit ami. Elle illustrait un article sur les couples gays. (Le sujet paru il y a un an dans le magazine professionnel "LSA" a été ressorti par "Libération", NDLR.) Cela vous gêne-t-il ?
Michal. Je n'ai pas l'habitude de parler de ma vie privée devant des millions de téléspectateurs. Mais je trouve rigolo que les gens le fassent à ma place. VSD. C'est le revers de la Medaille.
Michal. J'espère que ça n'intéresse pas la plus part des Français. Car ce qui m'importe, c'est mon travail. Je l'estime pas nécessaire de parler de ma vie, ça ne déconcentre un peu.
VSD. Élodie, certains disent que le fait d'être blonde est un atout cette année!
EIodie. Parce que deux brunes ont gagné précédemment ? C'est un peu idiot comme raisonnement. Le meilleur doit gagner, pas le plus blond! Je ne suis même pas une vraie bonde. Je me teins les mèches. (Rires.) VSD. En plateau, vous aimez les tenues sexy. Elodie. Je n'aime pas être en pantalon sur le prime car il fait hyper-chaud. C'est beaucoup plus facile de changer de costume en ayant juste à retirer une jupe. Je pense avant tout à des détails pratiques. VSD. Le scénario de la "Star Ac" est-il déjà écrit par la production ?
Elodie. Dans les quotidiennes, il se passe des choses que l'on ne peut pas contrôler... Michal. Tout est envisageable. « Star Ac » reste une émission de télé. Matthias Gurtler